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Chaque été, les épisodes de canicule mettent à rude épreuve les automobilistes français.
Habitacle surchauffé, déshydratation insidieuse, baisse de vigilance, éclatement de pneu ou surchauffe moteur : la conduite par forte chaleur multiplie les facteurs d'accident. La Sécurité routière rappelle que la fatigue demeure l'une des premières causes de mortalité sur les longs trajets, un phénomène que les températures extrêmes accélèrent. Voici dix conseils pratiques pour aborder sereinement les vagues de chaleur, à l'approche des grands départs estivaux comme lors des trajets quotidiens sous vigilance orange ou rouge canicule.
La chaleur agit de manière insidieuse sur l'organisme du conducteur. Même en position assise, le corps se déshydrate rapidement, entraînant une baisse de la concentration, un ralentissement des réflexes et parfois des maux de tête. Plusieurs études estiment qu'une déshydratation légère produit un effet comparable, sur la vigilance, à celui de l'alcool au volant. À cela s'ajoutent des contraintes mécaniques : pression des pneus qui augmente sous l'effet de la dilatation, batterie fragilisée et goudron parfois ramolli qui allonge les distances de freinage.
Avant tout trajet, il convient de contrôler le liquide de refroidissement, l'huile moteur, le lave-glace et l'état de la batterie. Un moteur mal entretenu risque la surchauffe dans les bouchons ou en zone montagneuse.
La déshydratation altère les réflexes bien avant que la sensation de soif n'apparaisse. Le conducteur doit garder une bouteille d'eau à portée de main et boire par petites gorgées tout au long du parcours. Sodas et boissons sucrées sont à éviter, car ils accentuent la sensation de fatigue.
Les températures culminent entre 12 h et 16 h. Partir tôt le matin ou en fin d'après-midi limite l'exposition au pic thermique et soulage la climatisation. Ce décalage doit toutefois rester compatible avec un état de repos correct : troquer la chaleur contre la fatigue serait contre-productif.
La Sécurité routière recommande une pause d'au moins vingt minutes toutes les deux heures. En période de canicule, cette fréquence peut et doit être augmentée. Les aires d'autoroute ombragées, les stations climatisées ou les zones verdoyantes permettent de reprendre des forces et de faire baisser la température corporelle.
Avant de démarrer, ouvrir portes et fenêtres quelques instants évacue l'air brûlant. Une fois en route, un écart de 5 à 7 °C avec l'extérieur suffit à assurer le confort sans provoquer de choc thermique. Les flux d'air se dirigent vers les vitres ou les jambes, jamais vers le visage.
Le stationnement à l'ombre reste la solution la plus efficace. À défaut, un pare-soleil sur le pare-brise, des films solaires légaux sur les vitres arrière ou une bâche évitent que le tableau de bord, le volant et les sièges n'atteignent des températures brûlantes.
La chaleur dilate l'air contenu dans les pneumatiques, ce qui augmente naturellement leur pression. Un pneu sous-gonflé ou usé présente un risque accru d'éclatement à haute vitesse. Le contrôle doit s'effectuer à froid, avant tout long trajet, en se référant aux valeurs indiquées par le constructeur.
Accélérations brutales, freinages répétés et régimes moteur élevés génèrent une chaleur préjudiciable au véhicule. Une conduite fluide, avec des distances de sécurité augmentées, limite la surchauffe des freins, du moteur et de l'électronique embarquée.
Quelques minutes suffisent pour transformer un habitacle en piège mortel. Les enfants de moins de quatre ans régulent mal leur température corporelle, qui peut s'élever trois à cinq fois plus vite que celle d'un adulte. Une vitre entrouverte ne change quasiment rien à la vitesse de montée thermique.
Consulter Bison Futé et la vigilance météo de Météo-France avant le départ permet d'éviter les bouchons, particulièrement éprouvants sous forte chaleur. Un itinéraire alternatif ou un départ décalé transforment un trajet à risque en voyage maîtrisé.
Les périodes de canicule concentrent une part importante des accidents estivaux, souvent liés à la fatigue, aux excès de vitesse et aux comportements imprudents. Une infraction commise sur autoroute peut entraîner un retrait immédiat de plusieurs points, voire une suspension. Pour les conducteurs concernés, la participation à un stage de récupération de points en Seine-et-Marne reste le moyen le plus rapide de reconstituer son capital, dans la limite de quatre points par an. Il est également possible de consulter le solde de points de son permis à tout moment ou de se renseigner sur les procédures liées à la suspension du permis de conduire. Les recommandations officielles sont disponibles sur le site de la Sécurité routière.
En cas de malaise ou de coup de chaleur (maux de tête, nausées, confusion), il convient de s'arrêter immédiatement à l'ombre et de composer le 15. Vigilance, entretien du véhicule et hydratation restent les trois piliers d'une conduite estivale maîtrisée.